Chers Amis Géographes,
Vue de l’avion, l’île ressemble à un gros rocher volcanique très vert et luxuriant. Madère, terres portugaises, ne présente pas de plage en dehors de quelques zones planes en bord de mer composées de gros galets noirs. La seule plage de sable, à Piedade, a été formée à partir de sable importé du Maroc mais qui est régulièrement emporté pendant les tempêtes d’hiver. Cela n’empêche pas de nombreux touristes venus d’Europe du Nord (Allemands, Anglais, Suisses) de profiter des îles aux nombreuses possibilités de balades pédestres.
Le relief de l’île est très accidenté ce qui oblige les hommes à cultiver les pentes en terrasses, qui sont irriguées par un dispositif original appelé levada (voir la photographie). L’eau est apportée par les nuages qui restent accrochés vers 1200 à 1500 mètres, sur le versant sous le vent.
Les fleurs et les fruits sont partout présents. Mais ici, la nature semble très généreuse : les myrtilles, poussant sur des plants hauts de 1,50 m., sont récoltées avec une échelle et les hortensias sauvages sont immenses. La gastronomie tourne autour du poisson, notamment un long poisson à grandes dents plantées dans une large gueule et à la chaire blanche, l’espada (poisson-épée), pêché entre 800 et 1500 m. de profondeur en haute mer.
Ici, nous goûtons des soupçons d’un Eden perdu lors de marches à pied qui font perdre la tête parmi des couleurs miroitantes sous le soleil, entre ciel, océan, montagne et verdure.
Bien à vous sous le soleil espérons-le.
Gyrovague
