De la thématique à la régionale
La distinction entre géographies générale et régionale remonte au XVIIème siècle et reste depuis la structuration disciplinaire majeure, équivalente de la partition en quatre périodes de l’histoire. L’existence d’une « géo géné » présente un avantage majeur et quelques inconvénients. L’atout : ouvrir un champ possible à la théorie géographique ; ce qui s’est produit explicitement en France au passage des années 60 aux années 70, entre autres avec les deux « Que sais-je ? » d’Olivier Dollfus, L’espace géographique (1970) et L’analyse géographique (1971). L’inconvénient principal : se limiter à des approches thématiques (géographies de l’agriculture ou de l’industrie, des littoraux ou des montagnes, du tourisme ou des villes, etc.). De ce fait, une « région » échappait à l’analyse, celle du niveau le plus élevé de l’échelle, l’échelon mondial.
Il faut bien sûr entendre par « région » toute entité géographique identifiable et, pour partie, isolable intellectuellement du reste de la surface de la Terre : comme les espaces nationaux, les petits pays, les aires culturelles, etc. D’autres mots peuvent être employés en synonymes, mais sans unanimité : celui de « contrée » est sans doute le mieux accepté. Le terme « région » peut avoir un autre sens, courant en géographie, celui de sous-ensemble d’une entité, nationale en particulier. Il est alors généralement employé au pluriel. Comme ces divisions produisent ou s’appuient sur des espaces qui sont eux-mêmes identifiables et relèvent donc alors du premier sens, le glissement d’une acception à l’autre du mot « région » est courant. Dans les pratiques rituelles disciplinaires, un objet de la géographie régionale se range dans la première catégorie (l’Amérique latine, la Californie, le Luxembourg, l’Afrique sub-saharienne, l’Egypte, la Puisaye, l’Asie centrale, etc.), même si les limites n’étaient pas toujours simples à tracer. Mais il fut longtemps de bon usage de terminer une étude d’une entité particulière par une présentation de sa « diversité régionale » qui consistait à découper et présenter ses sous-ensembles. Roger Brunet a naguère (1990) proposé le terme de géon pour désigner les entités géographiques et ainsi lever l’imprécision, mais la greffe n’a pas pris, même si certains géographes trouvent le terme utile et le pratiquent.
Prendre le Monde pour une région ne peut donc qu’être entendu dans le premier sens, en tout cas tant que l’humanité n’habite que la planète Terre. Or, en tant que région, le Monde - et on comprend alors qu’il faille l’écrire avec la majuscule du nom propre, puisqu’il est ainsi un toponyme - n’était pas un objet d’étude reconnu. Remarquons d’ailleurs que la nouvelle question du CAPES et des agrégations externes concerne le processus, la mondialisation, et non son résultat actuel, le Monde. Très probablement, proposer comme thème de réflexion ce géon aurait été mal compris, beaucoup de candidats considérant que toute réalité géographique était incluse dans la question. Il est vrai que « monde », dans une connotation ancienne, signifie tout simplement le réel (« l’ensemble de tout ce qui existe », Le Robert), et même l’opposé du spirituel dans un contexte chrétien (le « bas monde »). S’il est donc un mérite que l’on doit attribuer à Olivier Dollfus, c’est d’avoir permis aux géographes de prendre enfin le Monde comme une entité géographique, un géon.
Un système de systèmes
L’apport principal de Dollfus à la réflexion (géographique, mais aussi au-delà) sur la mondialisation tient dans l’expression « système Monde » forgée pour la première fois dans une discussion avec le Groupe Dupont en 1984. Les deux termes représentent une avancée et leur conjonction, évidemment, encore plus (Dollfus écrit parfois avec un tiret entre les deux mots, surtout au début, mais le plus souvent sans). L’analyse systémique, vulgarisée en 1975 par le petit livre de Joël de Rosnay, Le macroscope. Vers une vision globale (Seuil), avait, en symbiose avec la modélisation, constitué le noyau dur du renouvellement géographique français des années 70. La prise en compte du Monde, évidemment écrit par Dollfus avec une majuscule, comme une entité géographique spécifique représentait l’autre versant de l’innovation. A partir du moment où ce niveau géographique n’était plus un simple cadre, il était logique de lui appliquer la même démarche que pour les autres entités géographiques, de ne plus la prendre comme un milieu homogène mais plutôt comme une région polarisée, donc de la lire comme un système.
Au-delà de cette pétition de principe - avancée conceptuelle importante certes, mais qui, comme tous les progrès rapidement adoptés nous apparaît aujourd’hui frappé d’évidence, voire de banalité - Dollfus a poussé plus loin en décrivant le Monde comme un méta-système géographique, un système de systèmes. On peut comprendre la formule comme un emboîtement de systèmes socio-économiques de niveaux inférieurs mais inter-reliés ; c’est une juste interprétation qui rapproche Dollfus de son complice Michel Beaud avec qui il venait, en novembre 1983, de créer le GEMDEV (Groupement pour l’Etude de la Mondialisation et du Développement) et qui publie en 1987 Le système national-mondial hiérarchisé (La Découverte). Mais il faut aussi entendre le système Monde comme en inter-relation avec le système Terre, expression qui est également de Dollfus. Par là-même, il témoigne d’une position charnière entre la géographie de sa formation, qu’il est convenu aujourd’hui de qualifier de « classique », toute imprégnée d’approche naturaliste, et la géographie science sociale qui était alors émergente. Dollfus est toujours resté aussi un géographe « physicien ». Sa thèse d’Etat, soutenue en 1966, portait sur la géomorphologie des Andes centrales et il restera toute sa vie un spécialiste des hautes montagnes, partout dans le Monde. Il a été presque jusqu’à la fin de sa vie président du comité scientifique du parc national des Ecrins. Le système Monde est bien ainsi un fait social, historique, dont l’histoire n’a au plus que quelques siècles, mais il ne peut se comprendre sans la demeure des hommes, notre planète analysée symétriquement en terme de système Terre (et là aussi la majuscule s’impose). Le système Monde de Dollfus se démarque donc de la vision banalisée de la mondialisation, celle d’un processus essentiellement économique. Cette vision charnière lui permet - et ce n’est sans doute pas son plus modeste apport - de ne pas nous laisser enfermer dans une alternative entre le souhait d’une humanité plus associée économiquement et la crainte réaliste d’un risque environnemental majeur. Le dernier article de Dollfus, « Mondialisation et gaz à effets de serre » (voir ci-dessous), est un bon exemple de cette attitude de géographe total.
Contexte, avatars et descendances
Le fait que le concept de système Monde date du début des années 80 n’est, bien sûr, pas un hasard : il participe aux changements intellectuels qui s’insèrent dans les modifications du Monde d’alors et de sa perception. C’est la « fin des Grands Récits », pour reprendre une expression devenue banale (épuisement du marxisme, abandon des ambitions structuralistes) qui a le mérite d’éviter de parler de post-modernité. C’est aussi l’approfondissement de la crise économique et sociale des années 70, dont il devient évident - ne serait-ce que par le second choc pétrolier de 79 - qu’il ne s’agit pas d’une phase cyclique courte. C’est enfin un glissement progressif des enjeux internationaux avec la montée des NPI (la formule de l’époque pour dire pays émergents), l’évidence de l’obsolescence du système soviétique (invasion de l’Afghanistan, gérontocratie cacochyme, explosion de l’économie « grise ») qui, par diffusion, sape les bases des partis communistes occidentaux, le passage des oppositions mondiales rangées dans la double grille Est/Ouest et Nord/Sud à de nouveaux enjeux, ne serait-ce que par le coup de semonce de la révolution Iranienne.
L’évolution du paysage intellectuel est alors rapide. Pour la réflexion au niveau global, on peut en particulier signaler la renaissance de la géopolitique qui se débarrasse de son passé sulfureux et se donne à lire dans de nombreuses publications, souvent à la limite du journalisme (Gérard Chaliand, Marie-France Garaud). En géographie, c’est le tournant de la revue Hérodote qui s’éloigne de ses débuts critiques, voire gauchistes, typiques des années 70, pour devenir la « revue de géographie et de géopolique » qu’elle est toujours. Mais la perspective géopolitique (« dimension spatiale de la relation entre Etats », selon le dictionnaire de Jacques Lévy et Michel Lussault), s’intéresse essentiellement à l’international, plus qu’au mondial. Or, c’est également au début des années 80 que le mot de « mondialisation » devient banal pour le grand public. Le terme américain de « globalization » et son équivalent français remontent bien aux années 60 (pour parler du lancement du Kennedy Round dans la littérature économique - voir l’historique de ces mots dans le texte de René-Eric Dagorn dans Mondialisation. Les mots et les choses, 1999, indiqué ci-dessous), mais ils sont quasi inconnus jusqu’au début des années 80 où leur usage connaît alors une véritable inflation et occupe une place centrale depuis dans le discours public. Dollfus, en forgeant l’expression et le concept de système Monde, permet à la géographie de s’insérer dans ce nouveau contexte de réflexion ; la géographie n’est pas ainsi périphérique dans le champ scientifique, bien au contraire.
Cette (nécessaire) interdisciplinarité pour aborder le Monde, Dollfus va l’incarner en fondant, avec Michel Beaud, le GIS Gemdev en 1983. Cette institution, toujours très active aujourd’hui, a l’originalité de croiser deux problématiques, l’une nouvelle alors (le M qui signifie « mondialisation ») et l’autre plus ancienne (DEV pour « développement »). Cette fécondation croisée de recherches qui souvent s’ignorent, voire parfois s’excluent, est justement au cœur de la lecture du monde comme un système. Dollfus a été jusqu’au bout fidèle à ce groupement de chercheurs où se croisent géographes et économistes, plutôt hétérodoxes, mais aussi anthropologues, juristes, linguistes, historiens, etc.
Dans ce monde visiblement en mouvement et ce contexte intellectuel renouvelé, la géographie scolaire déroule une vie autonome. Elle fut cependant très rapidement influencée par la pensée du système Monde. De 1988 à 1995, la notion est au centre du programme de terminale. Ce bref, mais mémorable passage, a eu son griot en la personne de Pascal Clerc qui lui consacra une place importante dans sa thèse sur la culture scolaire en géographie (voir, dans la bibliographie ci-dessous, le livre qu’il en a tiré). Cette mésaventure est riche d’enseignements, mais moins sur l’influence de la pensée de Dollfus que sur les forces contradictoires qui agissent sur la discipline scolaire (sur ses programmes plus que ses pratiques). On peut au moins remarquer la rapidité du passage de la proposition scientifique (1984) au Instructions Officielles (1988, et même 1987 par le manuel Knafou - cf. ci-dessous). Plus que du rôle de passeurs des didacticiens d’alors, cette urgence témoigne, me semble-t-il, d’une demande pressante de toute nouveauté susceptible de renouveler la discipline, voire d’un certain désarroi. La fin de la présence du système Monde dans les programmes témoigne également des tensions qui structurent la culture scolaire et rendent difficile l’insertion d’une démarche systémique (n’a-t-on pas reproché au système-Monde d’enfermer l’élève dans l’esprit de système et d’interdire la pensée de la liberté humaine ?). On peut se plaire à interpréter aujourd’hui l’arrivée de la mondialisation comme question des concours externes sous forme d’un hommage à Olivier Dollfus. Le chemin avait été préparé par la réforme de l’agrégation externe de géographie (2001) qui, en remplaçant « géographie générale » par « géographie thématique » levait l’ambiguïté de la généralisation et permettant de plus facilement penser le Monde comme un objet géographique.
Le fait qu’aujourd’hui le niveau mondial puisse être un objet géographique légitime et presque banal doit sans aucun doute beaucoup à Olivier Dollfus.
Christian Grataloup
En hommage à Olivier Dollfus,
dont j’ai été à la fois l’étudiant (au début des années 70, avec Jacques Lévy)
et le collègue (à la fin des années 90, avec François Durand-Dastès)
Principales publications d’Olivier Dollfus concernant le Système Monde (par ordre chronologique)
1984 : « Le système Monde. Proposition pour une étude de géographie », Actes du Géopoint 1984. Systèmes et localisations, Groupe Dupont, Université d’Avignon, pages 231-240. Le texte fondateur. Avant d’être présenté au Géopoint, il avait été discuté dans une réunion du Groupe Dupont ; il y a donc une part de contribution collective, mais la paternité de la notion et de l’expression « Système Monde » revient sans équivoque au signataire du texte. Ce document, relativement long (10 pages) et pour un Géopoint et pour l’auteur qui n’a jamais pu être critiqué pour tirer à la ligne, bien au contraire, est précédé d’un texte de Roger Brunet sur le « système oriental » et suivi de contribution de Jacques Lévy (« L’espace mondial existe-t-il ? ») et de Jean-Louis Margolin (« Pacifique et système mondial »).
1987 : « Ainsi va le Monde : hypothèses sur le système mondial », L’Espace géographique, tome XVI n’2, pages 129-133. Ce texte dense et court préfigure l’ample développement du tome I de la Géographie Universelle. Il est, de l’aveu même de l’auteur, largement issu d’un dialogue avec François Durand-Dastès.
1990 : « Le système Monde », L’information géographique, vol. 54, n°2, pages 45-52. Sans doute la présentation la plus claire et la plus pédagogique. Le texte à recommander pour entrer dans le corpus. Claire présentation de l’oligopole mondial, de l’articulation du système Terre et du système Monde, du problème de la superposition des régions pauvres du Monde et de la zone intertropicale (question qu’on ose rarement aborder aussi franchement).
1990 : Le Système Monde. Livre second du tome I de la Géographie universelle (Roger Brunet, dir.), pages 273-529. C’est un véritable événement que, pour la première fois, une Géographie universelle présente le Monde comme un objet géographique à part entière et non un ensemble d’objet, et que, de plus, elle le fasse en ouverture de la collection. La région Monde est regroupée dans le tome I, sous le titre général Mondes nouveaux, avec la présentation théorique de Roger Brunet, « Le déchiffrement du Monde ». Le système Monde est écrit en collaboration avec François Durand-Dastès (à qui l’on doit en particulier la deuxième partie « Les mémoires du Monde »), ainsi que Rémy Knafou et Robert Ferras.
1992 : « Géopolitique du système Monde », Encyclopédie de géographie (Antoine Bailly, Robert Ferras, Denise Pumain dir.), Economica, pages 689-712. Il était logique que dans ce gros œuvre, piloté par le festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges, qui s’était donné pour mission de présenter tous les thèmes vifs de la géographie de la fin du XXème siècle (le texte d’Alain Reynaud sur « Centre et périphérie » est resté une référence), il y ait une présentation du système Monde. Celle-ci a pour spécificité d’être à caractère nettement géopolitique, aspect que le conseiller du Ministère des Affaires étrangères qu’était Olivier Dollfus n’abordait que très discrètement dans le discours académique.
1994 : L’espace-monde, Economica
1995 : La nouvelle carte du Monde, Que sais-je ? n°2986. Développement à l’intersection de la science politique et de la géographie. Dollfus entre dans le Monde par son inverse, l’international et l’analyse du pavage de l’espace mondial. Il étudie ensuite ce qui le transcende. On décèle l’influence des travaux de Bertrand Badie et Marie-Claude Smouts.
1997 (seconde édition 2001) : La mondialisation, Presses de Sciences Po, collection « La bibliothèque du citoyen ». Petit livre, mais remarquable : une synthèse dense de la vision du monde comme un ensemble de systèmes, en grande partie à partir d’exemples concrets (excellent chapitre 7 « Pour comprendre la mondialisation, voyage en quelques lieux »). Le livre par lequel il faut commencer pour comprendre le Monde.
1999 (avec Christian Grataloup & Jacques Lévy) : « Trois ou quatre choses que la mondialisation dit à la géographie », L’Espace géographique n°1, pages 1-11. Sans doute le texte qui résume le plus ce que la prise en compte du niveau mondial impose comme évolutions problématiques à la géographie.
1999 : « Mondialisation et gaz à effet de serre », L’Espace géographique n°1, pages 29-35. Belle étude de cas de l’interaction des systèmes Monde et Terre.
1999 (et al.) : Mondialisation. Les mots et les choses, Karthala. Travail collectif issu des réflexions du premier groupe « Mondialisation » du Gemdev piloté par Michel Beaud et Olivier Dollfus.
Quelques autres publications en périphérie du travail de Dollfus sur le Monde
1986 : Rémy Knafou (dir.), Le système Monde, Belin, manuel de terminale. Anticipant les aménagements du programme qui n’auront lieu qu’en 1987 et le nouveau programme de 1988 (qui donna lieu à d’épiques polémiques), Rémy Knafou a organisé le manuel Belin sous l’auspice de la pensée du Monde de Dollfus. Il précise d’ailleurs dans sa préface : « pour donner à la fois force et profondeur au programme, notre Monde a été présenté comme un système dont les divers éléments sont interdépendants ».
1987 : Michel Beaud, Le système national/mondial hiérarchisé. Une nouvelle lecture du capitalisme mondial, La Découverte
1989 : Michel Beaud, L’économie mondiale dans les années 80, La Découverte, 1989
1991 : Denis Retaillé, « La transposition didactique du système Monde », L’information géographique, n°1 pages 32-35, n°3 pages 117-122, n°4 pages 165-172 et n°5 pages 208-214. Denis Retaillé avait fait passer au CAPES externe une question sur les réseaux qu’on peut considérer comme une transposition du modèle de Dollfus. Il s’est fait un devoir d’en développer la problématique dans un feuilleton de L’information géographique.
1992 : François Durand-Dastès, Christian Grataloup & André Levallois, « Le rôle des flux dans l’organisation des ensembles spatiaux », L’information géographique, n°1, pages 35-42. Une mise au point, par trois membres du jury de l’agrégation interne d’alors, sur la question importée du CAPES externe.
1992 : Marie-Françoise Durand, Jacques Lévy, Denis Retaillé, Le Monde, espaces et systèmes, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques / Dalloz.
1993 : Jacky Fontanabona, « La construction du concept de système Monde en classe de terminale A, B, C, D », Mappemonde n°3, pages 10-11
1994 : GEMDEV, L’intégration régionale dans le monde, innovations et ruptures, Karthala
1994, Gérard Kebabdjan, L’économie mondiale, enjeux nouveaux, nouvelles théories, Seuil
1996 : Jacques Lévy, Le monde pour cité, Hachette
1997 : Michel Beaud, Le basculement du Monde. De la Terre, des hommes et du capitalisme, La Découverte
1997 : Philippe Hugon, L’économie politique internationale et la mondialisation, Economica
1999 : Christian Grataloup, « Représenter-penser un Monde mondialisé », L’Espace géographique n°1, pages 13-22
1999 : Jacques Lévy, « Une géographie visitée par le Monde », L’Espace géographique n°1, pages 23-28
2002 : Pascal Clerc, La culture scolaire en géographie. Le monde dans la classe, Presses Universitaires de Rennes. Cet ouvrage est issu d’une thèse soutenue en 1999 et comporte un longue analyse très précise du moment (de 1987 à 1995) où le système Monde fut le concept central du programme des classes de terminale (chapitre 7 : « Etude de cas : le cycle du système Monde », avec une chronologie très détaillée pages 134-135). Pascal Clerc a animé un café géographique à Lyon : La culture scolaire en géographie
2007, Christian Grataloup, Géohistoire de la mondialisation. Le temps long du Monde, Armand Colin, collection U (à paraître en janvier)
Voir le site du Gemdev : www.gemdev.org
